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Le musée Solomon R. Guggenheim

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Le musée Guggenheim de New York est probablement le plus connu des différents musées d’art moderne crées par la fondation Solomon R. Guggenheim. Parmi les nombreux artistes présents dans ses fonds se trouve, évidemment, Gauguin.
Comparons un instant le site de ce musée avec celui d’un autre grand musée d’art moderne New-Yorkais: le MoMA, déjà étudié dans un article ultérieur. Ils ont en commun un grand avantage, contrairement à d’autres sites tels que celui du Centre Pompidou, celui de proposer une grande partie numérisée de leur collection, ainsi que le répertoire complet de leurs expositions passées. Si le Guggenheim se contente d’une courte description surplombée d’une image, celui du MoMA, comme nous l’avons déjà vu, accompagne souvent la description de l’exposition d’une page à part entière qui reprend l’exposition, ce qui est bien sûr une chance immense pour l’internaute qui n’a pas pu se rendre à New York pour l’occasion, d’autant plus que les pages sont interactives et que le thème esthétique de leur interface est recherché et lié au sujet. De plus, le Guggenheim n’offre pas de biographie d’artiste aussi longue que le MoMA, ni de diaporama aussi complet. Quel reste alors l’avantage propre au site du Guggenheim ? Son interface est plus claire et lisible que celle du MoMA, où les fenêtres glissent et les onglets et barres de recherches foisonnent. Si les informations sont moins fournies, elles sont mieux classées (par artiste, par période, par médium et par courant) et plus agréables à lire. Il ne faut pas sous-estimer le poids de la collection numérique proposée par le Guggenheim, qui se flatte de montrer plus de 1100 œuvres de 450 artistes différents, ce qui est considérable.
Ainsi, en tapant dans la barre de recherche de l’onglet « Collection », l’internaute se retrouve sur une page avec deux paysages du peintre : Haere Mai (1891) et Dans la vanillère, homme et cheval (1891). Évidemment, il ne faut pas s’arrêter là. En cliquant sur les images, nous avons accès à un article très intéressant au sujet de ces deux œuvres, rédigé par Nancy Spector, chef-curatrice du musée. Ce texte, bien qu’il soit écrit en anglais, est très clair et dit l’essentiel en deux paragraphes. Il nous concerne tout particulièrement dans la mesure où il traite des scènes de paysages de Gauguin en lien direct avec le Primitivisme, concept sur lequel nous avons plus de détails dans un autre article, par un lien hypertexte. Bien que ce dernier ne nous apprenne rien de nouveau sur ce courant de pensée, il reste intéressant par sa densité : le plus important y est dit, en peu de mots. Cela permet également d’observer à quel point le site est bien mené, en laissant le visiteur virtuel se balader de tags en tags et de liens en liens, par exemple concernant les artistes expressionnistes inspirés par l’art « primitif ».
Retournons au premier article… En comparant le commentaire au tableau, on s’aperçoit en effet du caractère imaginaire voire idyllique de ses paysages, ce qui est propre à la volonté des artistes « primitifs » de mêler mythes et réalité à travers des éléments plastiques forts. Ici, ce qui ressort, c’est la simplicité des formes et le contraste des couleurs vives qui ressortent, ce qui fait penser à une tapisserie. Au sujet d’Haere Mai, une petite anecdote ressort : dans le coin inférieur droit du tableau, Gauguin a inscrit « haere mai », « viens ici » en tahitien, ce qui ne fait pas vraiment de sens, mais révèle bien l’entreprise du peintre, qui veille à faire ressortir le côté exotique et mystérieux de ses toiles.

Paul Gauguin, Dans la vanillère, homme et cheval, 1891, 73 × 92 cm, huile sur toile, Musée Solomon R. Guggenheim, New York.

Paul Gauguin, Dans la vanillère, homme et cheval, 1891, 73 × 92 cm, huile sur toile, Musée Solomon R. Guggenheim, New York.

Le site du fameux musée vaut le détour, pour gagner quelques connaissances précises en peu de temps (à part, pour certains, pour le déchiffrage), ainsi que pour le plaisir de naviguer de page en page, à la découverte des courants liés à l’artiste (voire les tags sur le Symbolisme, etc.).
Mais pourtant, il nous a fallu du temps avant de découvrir l’existence de ces articles, car le site du Guggenheim n’apparaît pas dans les premières pages de recherche google, malgré leur prédilection apparente pour les mots-clés. Ainsi, c’est la très pratique base de données en ligne Artcyclopedia, qui effectue le travail de recherche à notre place, en partie. En effet, le site, qui répertorie plus de 2 300 sites d’art, nous indique une liste de sites en rapport avec le sujet tapé. Malgré son manque d’esthétisme flagrant, il n’en demeure pas moins bien organisé : selon les artistes, les mouvements, les sujets, la nature du site, etc. « Au nom de la lisibilité », le site organise ensuite notre recherche en sous-catégories : musée, marché de l’art, archives d’images, sites divers, articles, livres, galeries.
En ce qui nous concerne, c’est avant tout les musées qui vont nous intéresser, car les articles ne traitent pas de notre sujet et les liens sont souvent morts. Autre point négatif : le Primitivisme n’apparaît pas du tout comme résultat dans le moteur de recherche…
Il faut donc, à partir des noms de musées, se mettre à fouiller sur leurs sites à la chasse aux informations.

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Classé dans Musées et expositions