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Les peintres de Pont-Aven autour de Gauguin

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Les chaînes France Télévision, premier groupe audiovisuel français, proposent un site sur lequel sont regroupées leurs différentes antennes : France 2, France 3, France 4, etc. L’internaute n’a qu’à cliquer sur la chaîne qui l’intéresse pour retrouver les documents de son choix, classés par catégories répertoriées dans des onglets dès la page d’accueil : programmes télé, émissions en replay, vidéos… Voilà de quoi étendre et varier nos recherches !

En effet, chaque page d’accueil de chaîne télévisée présente une barre de recherche. Dans chacune d’elles, nous avons mené une exploration via le mot-clé « Gauguin », et c’est sur la page France 2 que nous avons retenu la ressource la plus intéressante…

France 2 est connue pour la diversité de ses petites émissions consacrées à la culture et aux loisirs. Toutes sont présentes et rediffusées sur le site de la chaîne. Tout est conçu de manière à naviguer facilement, afin de retrouver quelque chose en particulier, ou bien pour séduire l’internaute et le perdre dans le visionnage de contenus… bien mis en valeur ! Ludique, pratique, complet : la TV du net a su séduire les téléspectateurs pour les faire déplacer du canapé jusqu’à leur ordinateur ! Ah, la magie des ressources numériques

Trêve de plaisanteries.

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Ainsi, l’émission matinale « Télé Matin » présentée du lundi au samedi de 6h à 9h30 par William Leymergie, connait un succès considérable. Il s’agit d’un journal d’information où viennent se mêler des chroniques culturelles divertissantes et instructives : spectacles, librairies, cinéma, musique, mais aussi expos et musées !

Vous vous douterez bien que ce sont sur ces deux dernières chroniques que nous nous sommes penchées… Chacune présente les évènements de musées ou les expositions ayant fait l’objet d’une présentation par un chroniqueur de l’émission. Merveille : tout a été archivé par date, de jour en jour, avec le titre du sujet traité, depuis l’année 2010 ! Lorsque l’on clique sur un lien donné, nous sommes redirigés vers une page qui nous décrit précisément le sujet de la chronique, et souvent, les vidéos sont encore disponibles (mais malheureusement pas toutes, sans doute à cause de l’ancienneté de certains contenus).

Dans la chronique « Musées », c’est le titre « Les peintres de Pont-Aven autour de Gauguin » qui retiendra notre attention. Le samedi 9 février 2013 dernier, c’est le jeune chroniqueur Damien Thévenot qui présentait aux téléspectateurs matinaux l’exposition consacrée aux peintres de Pont-Aven et plus particulièrement encore : à Gauguin. Abritée du 12 janvier au 8 avril 2013 par l’Atelier Grognard (92), elle regroupait un grand nombre d’œuvres des peintres qui s’étaient réunis autour de Gauguin : Paul Sérusier, Emile Bernard, Maxime Maufra, Maurice Denis… En tout, près de 150 peintures, gravures et dessins ont été réunis, illustrant une période allant de 1886 aux années 1920. L’attrait de l’exposition : sur les 105 tableaux présentés et les 50 œuvres sur papier, 80% sont issues de collections privées et la plupart n’avaient jamais été présentées au public !

Ce petit reportage de 6,29 minutes seulement, évoque le cloisonnisme instauré par Gauguin, qui bouleverse les codes de la peinture classique. De même, il fait un point sur l’Ecole de Pont-Aven, sur les avantages que le lieu offrait aux artistes qui s’y rendaient… Le commissaire d’exposition Hervé Duval y est interviewé et nous explique rapidement la peinture de Gauguin : abandon de la perspective, élimination des détails, superposition des couches de couleur…

Comme le montre très bien la vidéo, Gauguin, bien que maître, n’a jamais cherché à imposer quoi que ce soit, mais explorait de nouvelles voies picturales autres que celles de la peinture classique. Il souhaitait une libération de l’artiste et des règles. Travailler librement, être audacieux et se détacher de ce qui avait été établi… Là était la philosophie artistique de Gauguin durant son séjour à Pont-Aven, alors même que cette Bretagne brute et sauvage qui lui plaisait tant constituait son premier pas vers le Primitivisme, auquel il se joindra par la suite pour ne plus s’en défaire.

Voici donc de quoi, une fois de plus, aborder l’histoire de l’art sous son angle le plus divertissant et accessible possible. Tous à vos écrans !

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El Museo Thyssen-Bornemisza

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Musée d’art ancien, moderne et contemporain situé dans la capitale espagnole, le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid possède une collection importante d’œuvres du XIXème siècle et de l’impressionnisme, mais aussi des avant-gardes du XXème siècle, dont une dizaine d’œuvres de Paul Gauguin.

Son site internet est tout à fait remarquable et nous avons été agréablement surprises de l’ensemble des contenus et services qu’il offre aux internautes…

Avant toute chose, soulignons l’avantage de cette page d’accueil à l’interface plaisante, épurée et fonctionnelle. Seul bémol ? Les deux versions qui sont proposées sont en anglais et en espagnol. Mais il ne faut surtout pas s’arrêter à cela, vous passeriez à côté d’une perle du net… que nous allons analyser pour vous !

Comme tout bon site normalement constitué, une barre de recherche sur la droite permet de procéder à des recherches directes et rapides. Si l’on y tape « Paul Gauguin », on accède à une liste de résultats en lien direct avec l’artiste ou bien qui y sont rattachés de manière plus générale. On peut alors lire une biographie de Gauguin et un commentaire pour chacune de ses œuvres que le musée détient ! Photographie des objets, légendes, explications… De véritables petites fiches de présentation, comme peuvent le proposer les musées du Louvre et d’Orsay, à la différence que les notices ne mentionnent pas de références bibliographiques sur lesquelles nous pourrions nous rediriger. En revanche, le musée Thyssen nous propose d’autres artistes ou pièces pouvant être rattachés à notre objet d’étude initial : artistes de la même période chronologique, du même courant artistique, etc.

A droite, une succession d’onglets nous redirigent vers les thèmes de notre choix…

  • « Collections » ouvre sur une page qui nous explique les provenances des collections et donc des œuvres, des acquisitions, etc. puis donne accès à des sous-rubriques telles que « artistes » (répertoriés par ordre alphabétique), « chef-d’œuvre »…
  • Il est même possible de visiter virtuellement l’intégralité du musée ! Ses niveaux et ses salles ont été filmés de sorte qu’un logiciel nous permet, à l’aide de quelques clics seulement, de déambuler au sein de l’établissement et devant les œuvres ! On accède ainsi aux plans du musée, on évolue de salle en salle et un guide audio traduit dans cinq langues différentes, y compris en français, est mis à notre disposition ! Si l’on clique sur une œuvre, le site nous redirige vers sa fiche de présentation explicative… Une visite virtuelle ludique, maniable et pratique, mais surtout enrichissante puisqu’elle nous permet de visiter le musée et d’admirer ses œuvres  comme si nous y étions… ou presque.
  • Dans la rubrique « Expositions », le musée répertorie les expositions passées, en cours et prochaines. Et c’est ici qu’une ressource en particulier a retenu notre attention… Du 9 octobre 2012 au 13 janvier 2013, le musée a abrité une exposition « Gauguin and the Voyage to the Exotic ». L’ensemble de l’expo a été numérisé et archivé : présentation, blog retraçant la réalisation, brochure, vidéos et visite virtuelle… Tout est à notre disposition pour découvrir ou bien pour revivre l’évènement ! Et ceci est aussi valable pour un tas d’autres expositions qui ont eu lieu dans ce même musée. Un atout gigantesque, que l’on savoure grandement.
  • « Studies of the Collection » contient tout autant de merveilles. En effet, le musée publie en ligne des articles de son périodique Open Windows : en français Fenêtres ouvertes, titre qui n’est pas sans rappeler la célèbre métaphore d’Alberti dans son traité De Pictura. La revue en ligne réinterprète des œuvres du musée à la lumière de nouvelles découvertes. Elle paraît trois fois par an et constitue le fruit des recherches menées par l’équipe de conservation, qui remet ainsi à jour connaissances et interprétations des œuvres auprès de la communauté universitaire comme du grand public intéressé. De même, « Restauration » nous fait part des travaux de recherches ou de restauration que le musée a effectué et en explique tant les enjeux que les techniques employées. Dans « Technical Studies » (Etudes techniques), on accède à des dossiers numériques décrivant les restaurations intégrales d’œuvres : démarches suivies, outils et méthodes employés… le tout richement documenté et illustré.
  • Les rubriques qui suivent permettent de s’informer sur le musée en lui-même ainsi que sur les activités et évènements qui y prennent lieu.

Revenons aux ressources en lien avec notre sujet et commençons par nous pencher sur la brochure de l’exposition qui nous intéresse.

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Les textes sont, là aussi, transcrits en espagnol et en anglais. Ils suivent le plan de l’exposition, qui comprenait les thématiques principales suivantes :

–          La figure de Gauguin et le Primitivisme exploré dans sa version exotique, en Martinique puis à Tahiti

–          L’influence de ses œuvres dans l’art moderne et les avant-gardes du XXème siècle

–          La conception moderne de l’exotisme et son rapport avec l’ethnographie

Chaque problématique abordée dans l’exposition est traitée dans la brochure au travers d’une explication concise et d’une toile illustrant le propos… Le tout en ressort salutaire car très instructif :

« Invitation au voyage » : Gauguin, tout comme Delacroix, fut l’un des premiers artistes à peindre des paysages d’ailleurs. Les siens, emplis d’exotisme et de couleur, révèlent souvent des scènes intimes dépeignant les populations indigènes et leurs modes de vie.

« Aller et retour, Martinique » : l’importance décisive de son séjour là-bas dans les années 80, en tant que première expérience de voyage comme peintre à proprement parler, mais aussi parce qu’après cela, Gauguin ne quittera plus jamais sa quête du Primitivisme qu’il cherchera sous toutes ses formes dans le Pacifique.

« Le Paradis Tahitien » : isolé dans son nouvel atelier d’Océanie, Gauguin réalise un grand nombre d’œuvres que lui inspire la culture maorie. D’abord dans un style synthétique où « couleur » prime sur « forme » puis, plus tard, dans une ambiance plus mystique et sombre, révélatrice de la détérioration des santés physique et morale de l’artiste.

« Sous les Palmiers » : arrivé à Tahiti, Gauguin a vite su allier Primitif et Sauvage au sein de sa production. Pour lui tout est clair : il n’est plus question d’imiter simplement la Nature, mais de transcrire les sensations éprouvées lorsqu’on la contemple au travers de ses rêves. La relation entre la Nature et le Sauvage, réelle ou imaginaire, est le moyen de retrouver bonheur et innocence, le vrai sens de l’art. Cette vision des choses sera aux sources mêmes des inspirations d’artistes tels qu’Henri Rousseau et Matisse, Emil Nolde et Max Pechstein ou encore Août Macke et Franz Marc. Le « monde de la jungle » permet ainsi de surmonter la crise des valeurs esthétiques, morales et politiques et d’atteindre, au-delà des limites imposées par les règles académiques de l’époque, des expressions et canons artistiques nouveaux.

« L’artiste ethnographe » : cette appel de la différence, qui est à l’origine du développement du Primitivisme chez (et par) Gauguin, est largement visible dans les nouvelles relations que les artistes entretenaient avec l’ethnographie. Le Primitivisme nous rallie au « Primitif », à « l’Autre » au travers d’une l’image qui nous est dépeinte et que nous regardons. On y admire l’étrange, la différence. Gauguin fut le premier à être séduit par cette différence au point d’y consacrer entièrement sa vie et son art…

Ainsi donc, la brochure numérisée cerne l’essentiel de l’exposition et nous le livre en quelques pages.

Le blog du « making of » nous renseigne quant à lui sur la mise en place de l’exposition : de l’accrochage des tableaux à la réalisation du catalogue, en passant par la prise en charge des œuvres. Ceci est extrêmement intéressant, d’autant plus que ce type d’informations n’est que rarement accessible au public… Pourtant, elles permettent de se rendre bien compte du travail que tout cela implique et pour les étudiants qui rêvent de devenir commissaire d’expositions, disons que… « Ça met l’eau à la bouche » !

Il est aussi possible de visionner des vidéos qui présentent l’exposition ainsi que le cycle de conférences  « Paraísos » (Paradis) organisé par le département de Peinture moderne du musée, en lien avec l’exposition, mais… En espagnol non sous-titré : avis donc aux bilingues ou aux plus courageux d’entre vous !

En conclusion…

Photographies, commentaires, revues et brochures numérisées, visites virtuelles… Une diversité des médiums, une richesse informative et visuelle telles qui font que ce site de musée s’impose comme un élément incontournable dans notre discipline. En fait, il entre parmi les 151 institutions ayant rejoint le « Google Art Project » qui, grâce à sa nouvelle technologie Street View, a permis la numérisation en 3D de 32000 œuvres, dispersées partout dans le monde dans une quarantaine de pays. Les œuvres, l’art et son histoire et donc la culture se retrouvent en haute résolution sur nos écrans, à portée de main. Des musées virtuels que l’on apprécie tant lorsque l’on ne peut se déplacer que pour préparer sa visite !

Et sans oublier que dans le cadre de nos recherches personnelles, de pareilles ressources sont un accès direct à des données fiables et captivantes… Tout ce qu’on aime !

(Un bonus pour les hispanophones : un article à propos de l’exposition, publiée sur le site « El Cultural ».)

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Classé dans Musées et expositions

Gauguin – Tahiti, l’atelier des Tropiques

(Couverture du Catalogue d’Exposition)

Du 3 octobre 2003 au 19 janvier 2004 se déroulait, dans Galeries nationales du Grand Palais de Paris, l’exposition « Gauguin – Tahiti, l’atelier des Tropiques ».

Cent ans plus tôt, le 8 mai 1903, Gauguin mourrait chez lui aux Iles Marquises. Rendre hommage à l’artiste et regrouper des œuvres conservées dans les musées du monde entier, tels étaient les objectifs premiers de cet évènement. Et ils furent largement atteints, puisque l’exposition est parvenue à regrouper deux cent vingt pièces appartenant à toutes sortes de collections, provenant d’Europe, des Etats-Unis, de Russie ou encore du Japon. Peintures, sculptures, dessins, aquarelles, gravures, mais aussi ses manuscrits… Tout a été réuni pour représenter au mieux, les questionnements et productions artistiques de Gauguin. La sélection des œuvres s’est concentrée sur les deux séjours de l’artiste dans le Pacifique (Tahiti et les Iles Marquises) ainsi que sur sa toile manifeste D’où venons-nous ? Que sommes–nous ? Où allons-nous ? (Boston, Museum of Fine Arts), que nous avons déjà abordée dans l’un de nos précédents articles, et qui fut traitée comme le « centre » même de l’exposition.

Au sujet de cette exposition, un article intitulé «  Gauguin et Tahiti », tiré du magazine Art Tribal, a entièrement été numérisé puis diffusé via le site des Editions D. Comme elles l’expliquent dans leur présentation, que l’on trouve sur le site : « Les Editions D sont actives dans le domaine de l’ethnologie, de l’anthropologie, des arts primitifs, des voyages et de la photographie. ». Notre sujet étant en rapport avec les arts primitifs, d’autres sciences humaines telles que l’anthropologie, ce site des éditions D se retrouve particulièrement intéressant dans le sens où il met à notre disposition toutes sortes de contenus, qui à la base sont publiés en version papier : albums, catalogues, magazines… Elles publient également « des ouvrages illustrés et, jusqu’à récemment, un magazine international: Art Tribal » auquel nous nous intéresserons ici.

Le site des EditionsD présente les ouvrages récemment publiés ainsi que les magazines dans des rubriques accessibles dès la page d’accueil. Chaque livre/magazine est décrit dans son ensemble puis, parfois, rattaché à des articles de presse numérisés. L’interface est claire, intuitive… On y navigue avec aisance et plaisir, pour y découvrir un contenu diversifié et enrichissant toujours en rapport avec les disciplines et domaines que nous avons évoqué ci-dessus.

Magazine récent, Art Tribal est le premier trimestriel à être uniquement consacré aux cultures africaines, asiatiques, américaines et d’Océanie. Certains de ses articles sont consultables sur le site des Editions D sous forme de PDF, nous offrant ainsi, en plus d’un accès libre aux contenus en question, une qualité de lecture remarquable aussi bien pour les textes que pour les illustrations qui les accompagnent.

L’article « Gauguin et Tahiti » est issu de l’exemplaire Art Tribal 03, ÉTÉ AUTOMNE 2003. Il a été rédigé par Philippe PELTIER, conservateur au musée du quai Branly et responsable de l’unité patrimoniale Océanie-Insulinde. Il a été le commissaire de nombreuses expositions dans ce musée et possède une formation d’ethnologue et d’historien d’art. On sait, dès lors, que cette ressource est de nature « sûre ».

Le document a été publié pour présenter l’exposition avant son ouverture au public. Il comporte un écrit relativement biographique expliquant au lecteur de quelle manière Gauguin s’est retrouvé à Tahiti puis aux Marquises et dans quels contextes (politique, social, historique, etc.), ainsi que ce qu’il a trouvé et fait là-bas… En parallèle, on remarque et on apprécie la présence d’œuvres de Gauguin (légendées et parfois commentées) qui allaient constituer l’exposition et qui illustrent le propos du conservateur. Mais ce que l’on apprécie davantage encore est la confrontation avec d’autres documents et œuvres (photographies des populations indigènes, objets traditionnels tels que des statuettes, des plats ou encore des bijoux…), non signées par la main de l’artiste, mais qui nous montrent l’univers dans lequel il était plongé et qui l’a largement inspiré dans sa production personnelle.

Garantie du contenu produit par un conservateur et historien de l’art, rapport avec le Primitivisme chez Gauguin explicité au travers de l’écrit comme des illustrations, accès libre (gratuit) à un article de magazine… Autant d’avantages qui font de cette ressource numérique un apport sérieux et conséquent que l’on n’hésite pas à privilégier dans nos recherches !

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La collection du MoMA

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Le MoMA (Museum of Modern Art) est un musée d’art moderne et contemporain new-yorkais, inauguré en 1929 et constituant aujourd’hui l’une des plus grandes collections du monde d’art de cette époque, avec le Centre Pompidou et la Tate Modern. Son site, en plus d’être esthétique en restant sobre, est très complet et propose une rétrospective précise et interactive de toutes les expositions passées du musée (exemple de l’exposition sur « Van Gogh et les couleurs de la nuit » de 2008-2009). En allant dans l’onglet « explorer », on retrouve facilement une page avec une liste des artistes de la collection du MoMA, parmi lesquels figure Gauguin.
La numérisation de leur collection propose une série des images des œuvres : nous avons alors accès aux 26 œuvres de Gauguin que le musée possède, dont 20 œuvres sur la période qui nous intéresse, et dont de nombreuses gravures. En cliquant sur une image, on accède à une page avec une reproduction de l’œuvre sur la gauche, son cartel complet sur la droite, des commentaires de la galerie ou des extraits de publications du musée concernant l’œuvre en question, ainsi que des liens (quelque peu publicitaires) vers des publications « en rapport » avec le sujet. Par exemple, on peut trouver une vidéo qui offre une analyse descriptive de l’œuvre La lune et la terre de 1893 par une curatrice et sa transcription textuelle.
En accompagnement de ce support visuel, le site du MoMA propose un texte informatif (lui aussi disponible qu’en anglais) sur l’artiste, visible sous le « slide » d’images. Ce texte semble venir des fonds de presse de l’université d’Oxford, comme le montre le copyright. Il est divisé en quatre parties : une introduction qui présente Gauguin, une partie sur sa vie et son œuvre avec des sous-parties chronologiques, une partie sur sa méthode et ses techniques et une partie traitant de ses influences (autant reçues que perpétuées) et de sa réputation, puis en annexe une bibliographie très complète pour aller plus loin. L’avantage du texte est d’être très bien rédigé et très complet, surtout au sujet de la vie de l’artiste, truffée de précisions et de dates. Il est également intéressant d’avoir une partie entièrement dédiée à sa technique picturale, ce que l’on trouve en général peu souvent sur les sites de musées. Concernant notre sujet, on y retrouve une petite analyse de sa méthode inspirée des arts primitifs, notamment pour ses objets sculptés, peu commentés sur les autres sites. Le seul inconvénient ne peut être que la langue, bien que le style ne soit pas difficile.
Si ce site est un bon exemple de ce que devraient proposer les musées pour leurs collections et leurs expositions, il est également un bon support pour notre sujet, mais davantage comme base de travail méritant d’être approfondie suivant les sujets puisés dans les images et les textes de la page.
À quand ce type de page pour le site du Centre Pompidou ?

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