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L’influence du Primitivisme dans la naissance de l’Art Moderne

Insecula est un site proposant une sélection de musées du monde ainsi que de fiches d’informations sur les artistes et les oeuvres qu’ils contiennent. Il propose d’avantage de services à condition d’en être membre, mais il est déjà d’une grande richesse pour un simple internaute en quête d’informations… Ainsi la page d’accueil somme toute assez sommaire est en réalité très pratique d’utilisation. Outre une barre de recherche, elle renseigne sur les dernières destinations ajoutées et donne directement la liste des pays, ainsi que de leurs régions ou villes principales où se trouvent les musées principaux. Cet outil pourrait cependant être mieux exploité, notamment dans le cas de pays comme la France où seuls les musées parisiens ou versaillais sont répertoriés…. Si l’on clique sur l’un de ces musées, le site nous donne une description détaillée du musée, de son plan et ses départements. Le site propose ainsi une visite virtuelle pour chaque salle. Dans le cadre du Centre Pompidou, les rubriques proposées sont « Architecture intérieure », « Architecture extérieure », « Art contemporain », « Art moderne », etc… Elles correspondent aux noms des départements des musées. Ainsi, dans le cadre de notre recherche relative à Gauguin et au Primitivisme, le site propose une visite virtuelle de la salle intitulée: « Le primitivisme et le fauvisme, naissance de l’Art moderne ».

Cette visite aborde l’influence du primitivisme sur l’Art moderne. Il évoque de ce fait l’influence de peintres comme Van Gogh ou Paul Gauguin sur celui-ci. Effectivement, les jeunes artistes s’en inspireront en utilisant notamment des formes évoquant l’Orient et la Polynésie…

Mais cette nouvelle génération d’artistes sera aussi attirée par les thèmes évoquant l’harmonie avec le Cosmos et la Nature préservée de la civilisation, décrits par les oeuvres notamment de Paul Gauguin.

Les peintres « fauves » tels que Henri Matisse, Maurice de Vlaminck ou André Derain reprendront cette vision idéalisée du monde dans leurs oeuvres. Ils les montreront durant le Salon de 1905 et attireront ainsi l’attention de la critique.

Cette nouvelle peinture issue en partie du Primitivisme rencontra un grand succès auprès des grands collectionneurs moscovites, regroupés autour de l’association la Toison d’Or. Ils organiseront les premières expositions de peintures fauves en 1908.

Enfin, il sera établi que le qualificatif « fauve » désignera les toiles qui porteront la couleur pure à ses limites extrêmes. « Le Fauvisme, dira Matisse, est venu du fait que nous nous placions tout à fait loin des couleurs d’imitation et qu’avec les couleurs pures nous obtenions des réactions fortes« .

Cet article concis mais fort instructif est complété par une galerie présentant les oeuvres du département. En cliquant sur une oeuvre choisie, une fiche s’ouvre donnant accès à une biographie de l’artiste, une reproduction de qualité ainsi qu’une fiche descriptive de l’oeuvre. De plus, ce site donne les noms de tous les musées ayant organisé des expositions en rapport avec le sujet.

En définitive, Insecula est un site indispensable à tout Historien de l’Art voulant approfondir ses connaissances, ainsi qu’au curieux en quête de nouveaux horizons culturels.

Musée d'Orsay, Paris

Paul Gauguin, Arearea (détail), 1892, hst, Musée d’Orsay, Paris

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« L’art de demain se trouve dans la peinture de Gauguin »

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Pendant longtemps, l’Histoire de l’Art a considéré que Fauves et Nabis étaient en rupture totale avec l’Impressionnisme et le Post-Impressionnisme. Mais chez Gauguin, premier peintre à avoir inspiré les artistes de ces mouvements, il y a une réelle filiation entre l’Impressionnisme et l’Ecole de Pont-Aven. De ce fait, cette rupture est déjà à revoir. Et pour cela, concentrons-nous, le temps de cet article, sur les Fauves…

Le Fauvisme est un mouvement pictural français qui apparait à l’aube du XXème siècle. Il s’inscrit alors dans une continuité des recherches esthétiques menées au travers de l’Impressionnisme, du Néo-Impressionnisme et des Nabis.

Arrêtons-nous un instant sur un site qui a retenu notre attention, et qui nourrira également notre propos. Le site http://www.histoiredelart.net/ propose une chronologie très bien réalisée des courants picturaux qui se sont succédés du XIème siècle jusqu’à nos jours. Tout n’est pas mentionné, sinon l’essentiel, et les dates ne restent qu’approximatives… Néanmoins elle permet de mieux se rendre compte de quel mouvement est apparu avant un autre, ou bien simultanément, etc. et ainsi, de mieux les confronter. Surtout lorsqu’il s’agit, comme ici, d’une période relativement riche en émulations artistiques. Par ailleurs, on note que ce site, très esthétique et agréable d’un point de vue de son interface, constitue une bonne ressource en ce qui concerne les généralités en Histoire de l’Art : chronologies donc, fiches de présentation des courants picturaux, listes d’artistes par siècle, quelques dossiers et analyses d’œuvres… En somme, de quoi renseigner globalement et agréablement sur un sujet qui reste assez vaste. Ainsi, on retient également sa présentation du Fauvisme, rattachée à des rubriques  telles que les peintres et les tableaux les plus célèbres du mouvement, ou encore une rapide mise au point sur le contexte politique… A nos yeux, www.histoiredelart.net entre donc parmi ces ressources qui « vulgarisent » l’histoire de l’art. Non pas en simplifiant ses enjeux et sa méthode, mais en lui prélevant son essence et en la présentant de manière attractive et accessible à un large public.

Revenons à Gauguin et à son influence sur les Fauves…

Le site du Centre Pompidou est relativement maigre par son contenu. Et nous devons avouer que ce n’est pas une adresse que nous nous plaisons à visiter. Ni pratique ni intuitif, peu de publications, de commentaires, de documents numérisés accessibles… Le musée ne semble pas vraiment s’investir dans le développement de son site. Aucune exposition archivée, collections non mises en avant et donc non consultables par les internautes, pas de visites virtuelles possibles (contrairement à certaines mentions visibles sur son interface qui pourraient laisser entendre le contraire : « centre pompidou virtuel »)… Manque de fonds ? Sans doute. Mais contrairement à d’autres sites de musées, français ou étrangers, que nous avons pu commenter… Beaubourg a du retard à rattraper ! Car les trois seuls onglets qui y sont affichés (« Centre Pompidou », « Visite » et « Agenda ») nous laissent sur notre faim.

Cependant, si l’on fait une recherche rattachée à Gauguin via sa barre de recherche, le musée nous dirige vers l’un de ses dossiers pédagogiques, très complet et intéressant, intitulé « Le Fauvisme et ses influences sur l’art moderne ». Quelques bonnes ressources sont finalement exploitables ! Fini les critiques, passons aux points positifs.

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Rédigé par Olivier Font, l’ensemble est structuré de manière à cerner les problématiques rapidement et à nous diriger vers les axes qui nous intéressent plus particulièrement, si on le souhaite. Une biographie sélective est aussi proposée, afin d’approfondir ses recherches à l’aide d’ouvrages consacrés à ce sujet et présélectionnés pour nous.

Présentation du mouvement, de ses caractéristiques, de ses artistes ainsi que de ses œuvres, ce document évoque également l’importance de Gauguin et du Primitivisme tout au long de l’article. Si le chapitre « Aux Sources du Fauvisme » ne le met pas vraiment en avant, c’est en lisant l’intégralité du dossier que l’on comprend réellement son rôle.

En effet, Gauguin a inspiré les Fauves dans le sens où la couleur devient l’élément essentiel dans le tableau. De même, comme l’explique parfaitement le site apparences.net (même type de site que histoiredelart.net) dans son article sur le Fauvisme : « L’enthousiasme pour la sculpture africaine et océanienne contribue également à diriger la recherche des fauves : il est fondé sur la conviction que l’art primitif réalise la synthèse de perception et d’expression recherchée par le peintre fauve lorsqu’il fait exploser sur la toile, les bleus, les rouges, les jaunes, les couleurs pures sans aucun mélange de tons. »

Ainsi donc, culture primitive et peinture de Gauguin ont dirigé les artistes tels que Matisse, Vlaminck, Derain ou Braque vers des travaux encore plus « sauvages » qui, peu à peu, ont fait disparaître le dessin au profit de larges zones recouvertes de « couleurs pures ».

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Paul Gauguin: Un sauvage imaginaire?

Le site la Tribune de l’Art, résume toute l’actualité relative à l’Art et au marché de l’Art. Malgré une page d’accueil assez sommaire, ce site fondé par Didier Rykner, journaliste et historien de l’art français, nous ouvre les portes de l’actualité portant sur toute l’Histoire de l’Art Occidentale du Moyen Age aux années 50. Ainsi, une page d’accueil nous présente les dernières nouvelles relatives au monde de l’Art telles que la nomination de Luc Martinez à la présidence du Louvre ou encore les aventures du Louvre d’Abou-Dhabi…

Cette riche source d’informations est organisée autour d’onglets fonctionnels: « Actualité » (brèves, expositions, publications…), « Focus » qui présente de nombreuses biographies d’artistes, « Bases », « Calendrier » ou encore « Emissions » (vidéos d’émissions « l’Art sur un plateau » réalisées par les rédacteurs du site). Le seul inconvénient de cette mine d’information est que certains contenus sont payants comme ceux contenu dans « Bases ».

Nous nous sommes également intéressées au fait de savoir qui étaient les rédacteurs de ce site: Il s’agit de professionnels de l’Art et notamment Didier Rykner son fondateur, qui veulent s’ écarter des sujets conventionnels en valorisant la protection du patrimoine artistique et en promouvant les expositions peu connus de Paris et de Province. Leurs critiques et dossiers d’investigation sont fondés exclusivement sur des expositions vues et documents lus.

Ainsi, l’article que nous allons critiquer s’intitule Paul Gauguin, le sauvage imaginaire, daté du 23 février 2004 et porte sur un livre sorti cette même année, aux éditions du chêne, intitulé « Le sauvage imaginaire » de l’auteur Stéphane Guégant. Au premier abord la critique d’un livre ne nous intéressait guère, mais celui-ci apporte une nouvelle lumière sur Paul Gauguin, non négligeable. Ainsi l’objectif de ce livre est de montrer que Gauguin est un romantique avant d’être un moderne. Il est ainsi vu comme un héritier de Delacroix, Ingres … Il s’agit là d’une vision intéressante qui renverse l’opinion établie selon laquelle les artistes principalement au XIXème siècle, sont les annonciateurs de ceux qui les suivent (précurseurs de l’impressionnisme, etc…). Les artistes n’étant certainement pas en mesure de savoir ce qui allait venir après eux, il n’annoncerait donc pas « avenir artistique ». Cependant l’inverse est envisageable également: les artistes, surtout les plus grands, réagissent à ce qui les précèdent en s’y opposant ou en suivant. Stéphane Guégant, également spécialiste de Delacroix ne se limite pas à une analyse de l’artiste comme résolument innovateur , sans précédent et ne le relierait qu’à ses contemporains. Il le replace dans l’Histoire de la peinture française du XIXème siècle et plus largement dans celle de l’Art occidental pour montrer les innovations apportées par l’artiste mais aussi les traditions qu’il prolonge. Ainsi, il nous explique que lorsque Gauguin part pour Tahiti, il emporte avec lui des gravures de « son musée imaginaire »: Raphaël, Boticelli, Durer  Delacroix…parmi tant d’autres.

La deuxième thèse de l’auteur présente dans cette ouvrage réside dans l’idée que Gauguin a au moins autant participé à fabriquer sa légende, qu’il ne l’a réellement vécu… Selon l’auteur, « le mythe de l’artiste maudit se retirant de la civilisation pour retrouver un état supposé de nature, issu du rousseauisme était en fait un grand roublard qui ne reculait devant rien pour arriver« . Dis de manière plus modérée, Stephan Gégant défend la thèse selon laquelle le peintre pensait surtout à construire sa gloire à travers ce mythe du « sauvage » et du retour à la nature. Nous ne pouvons ajouter qu’une chose : cette ambition a été plutôt réussie!

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Paul Gauguin, Autoportrait à l’idole, vers 1893, 46x 33 cm, McNay Art Museum, San Antonio, Texas, USA.

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La genèse des peintures de Gauguin…

Nines, encore intitulé Nineteeth-century Scholar Online est un site rédigé en anglais, spécialisé dans l’Histoire de l’Art du XIXème siècle. Il est d’un grand intérêt dans le cadre de nos recherches car il donne accès à de nombreux liens nous redirigeant vers toutes sortes de sites et articles relatif à nos sujet, Gauguin et le Primitivisme.

La page d’accueil est d’un abord simple avec une barre de recherche ainsi que 3 colonnes : une présentant des objets insolites, une autre les tags ajoutés récemment et une dernière présentant les actualités. En haut de la page, 5 onglets : « Search », « Publication », « Community », « Classeroom » et « News » permettent de guider le visiteur.

Relativement à notre sujet, le site propose 53 liens qui démontrent la richesse de ses sources. Celles-ci contiennent entre autre une copie du célèbre Noa Noa ainsi qu’un article intitulé Paul Gauguin’s Genesis of Picture : A painter’s Manifesto and self analyse. De plus, le site donne pour chaque résultat des références bibliographiques ou un lien vers le site de l’article concerné. Il agit ainsi tel un moteur de recherche spécialisé.

Cependant, la plupart du temps le lien nous mène vers un site et non vers l’article directement ce qui pose problème pour retrouver l’article dans les sites de grande importance.

Concernant l’article relatif à la Genèse de la peinture de Gauguin, Nines nous oriente vers le site qui l’héberge, dédié aux Digital Humanities et à l’Histoire de l’Art. Le site 19thc.worldwide, se désigne comme le journal du XIXème siècle et de sa culture visuelle, ce qui semble très prometteur. Cet article en anglais rédigé par Dario Gamboni, professeur universitaire notamment à l’université de Lausane et à l’ENS de Paris est dédié aux divers écrits de Gauguin relatifs à son propre travail et à un ouvrage plus particulier qu’il aurait écrit mais dont le nom ne nous est pas communiqué. 

Dans cet ouvrage Gauguin interprète sont propre travail. Il se base essentiellement sur une de ses œuvres les plus connues et emblématique du primitivisme qui est Mana’o Tupapa’u, 1892, conservée actuellement à la Allbright-Knox Art Gallery à Buffalo. Cette peinture eut une grande importance pour lui comme en témoigne le prix élevé pour lequel il l’a vendu et les nombreuses variations qu’il a pu en faire tel que sa reprise dans L’autoportrait au chapeau peint en hiver 1893-94 à Paris, actuellement exposé au Musée d’Orsay. Le peintre résume lui-même sa peinture comme une « étude de nu polynésienne » montrée « dans une position audacieuse, toute nue sur un lit ». Le peintre voulait cependant éviter toute accusation d’indécence et rendre à « l’esprit Kanaka son caractère, sa tradition ». Pour cela il a choisi certains accessoires comme le paréo et certaines couleurs (jaune, violet) ainsi qu’un thème qui pouvait justifier le motif. Afin de détourner toute allusion sexuelle, la raison de la position de la femme invoquée à été la peur expérimentée la nuit de l’Aupapa’u c’est-à-dire de l’esprit des morts. Cette explication a été reçue avec plus ou moins de bienveillance par les experts et critiques.

Concernant la fonction de cet écrit, Gauguin écrit à son ami Monfreid qu’il a réalisé cet ouvrage pour lui-même mais une lettre à sa femme atteste du contraire. En effet, il lui fait part de sa volonté de le partager avec d’autres. Le tableau sera d’ailleurs expédié chez lui et exposé à Copenhague et Bruxelles en 1893 et 1894.

Ses lettres contiennent également une traduction des œuvres et de leur langage pictural.

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Paul Gauguin, Mana’o tupapa’u, 1892. Huile sur toile, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo

Ainsi selon Dario Gamboni, sa Genèse d’une image doit être comprise comme une intervention dans le processus collectif d’interprétation et dans l’interaction existante entre les artistes et les critiques. Mais Gauguin revendique aussi dans cet ouvrage, la qualité de son travail entant qu’ Art à part entière. En effet, il se trouve au cœur d’une époque où en France, la consécration et la diffusion des artistes et des œuvres dépendent essentiellement du marché de l’art et de la presse. Courtiers, critiques et d’autres médiateurs ont ainsi acquis un pouvoir croissant sur les artistes. Gauguin conscient de cela, a tenté d’utiliser ce nouveau système en se rapprochant de critiques comme Albert Aurier, Octave Mirbeau ou Août Strindberg.

En donnant comme une «explication» de son image un récit de sa «Genèse», dont lui seul avait été témoin, Gauguin revendique le contenu et le sens de son travail. Il défend aussi une certaine conception du processus de création.

Gauguin rejette également l’idée qu’une œuvre d’Art serait la visualisation traduite d’une idée préconçue et insiste sur le fait que cette peinture n’est pas une allégorie, mais un «poème musical». Il explique également qu’il avait essayé de «traduire son rêve dans un décor suggestif sans avoir recours à des moyens littéraires ».  Il prend pour exemple les fleurs présentent dans le fond du tableau… Dans Le Cahier pour Aline : «Ces fleurs sont tupapa’u, phosphorescentes et rappellent les esprits des morts ». Des formes similaires apparaissent dans le fond d’une représentation de son fils endormi, peint par Gauguin huit ans plus tôt (collection privée). Ce motif est donc récurrent dans son œuvre et à valeur onirique.

L’auteur de l’article conclut en expliquant qu’à l’approche de Mana’o Tupapa ‘u, notre première impression est clairement érotique. Dans  Noa Noa, le narrateur avoue qu’il n’avait «jamais vu [sa maitresse] si belle, et surtout, n’a jamais trouvé sa beauté si émouvant« , l’épisode se termine par une « douce nuit et ardente, une nuit tropicale. » Mais cette pulsion érotique et détournée par une censure intériorisée par l’artiste: l’image ne doit pas être indécente, la référence à l’amour est remplacé par la crainte des esprits, la figure de l’amant de celle du tupapa’u.

Cet article d’une grande complexité, mérite donc une lecture attentive et apporte de nombreuses information quand aux motivations et inspirations de Gauguin dans son travail. Il est d’autant plus intéressant qu’il porte essentiellement sur des œuvres peintes dans les îles et inscrites dans le Primitivisme.

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