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Fan de Gauguin

Gauguin fan est un blog personnel sur Blogspot, site tout aussi facile d’exploitation que WordPress, bien que plus simple d’apparence. Il propose, en sous-titre, une « étude de la personnalité, de la motivation et de l’art de Paul Gauguin ». Étant donné le titre et les ambitions posées, nos espérances sont grandes, mais le résultat est moins convaincant.
Commençons par l’organisation visuelle du blog. Premièrement, nous remarquons l’absence de pages, ce qui empêche à l’internaute de s’orienter plus facilement sur l’interface. L’auteur a organisé (assez maladroitement), des catégories pour trier ses articles et ses onglets : dans « Image Sources », il précise l’origine des images, ce qui est toujours bienvenu, dans « Italian Art », qui est complètement hors-sujet, on retrouve néanmoins une version numérique de l’ouvrage Noa-Noa en anglais, dans les archives de « Mars 2007 » sont regroupées les commentaires d’œuvres concernant sa période primitiviste, et dans les archives de « Février 2007 », quelques commentaires d’œuvres symbolistes. Les articles sont par ailleurs classés en ordre chronologique, du plus ancien au plus récent (de 1886 à 1896).
Le blog offre ainsi de n0mbreux commentaires d’œuvres, toujours en anglais. Les images sont jointes, mais aucune légende précise n’est ajoutée. De plus, en dehors du manque d’informations à propos de l’auteur du blog, ce mystérieux inconnu ne cite aucune de ses sources, ce qui questionne la fiabilité de ses propos, qui ne sont pourtant pas inintéressants.
En effet, en dehors de ces nombreux bémols, le blog est intéressant sur plusieurs points. Pour chaque œuvre, nous avons le droit à une petite mise en contexte, avec soit des renseignements biographiques sur Gauguin, ou alors des informations d’ordre esthétique, concernant ses techniques picturales. Par exemple, si l’on en croit ses dires, nous apprenons que Gauguin était mécontent de son tableau Ta Matete de 1892. À plusieurs reprises, nous retrouvons la critique assez commune de l’emploi de stéréotypes et d’idéalisations par Gauguin, mais elles ne sont que brièvement évoquées, et parfois récusées. Il mentionne aussi souvent l’emploi du synthétisme dans les œuvres primitives de Gauguin, ce qui est une bonne remarque. Les œuvres sont décrites un peu à la va-vite, sans analyse picturale poussée, ce qui est un peu dommage, et souvent le lien entre le contexte biographique et les éléments picturaux sont un peu précipités. Par exemple concernant Eiaha Ohipa (Ne pas travailler), il établit un lien direct entre l’acceptation de Gauguin de son échec matériel et son retour à des sujets plus simples et moins idéalisés. Cela ne veut pas dire que le rapprochement est fallacieux, simplement le lecteur voudrait éventuellement avoir plus d’informations à ce sujet.

Malgré l’organisation maladroite du blog, les articles restent intéressants pour l’internaute qui veut découvrir les œuvres de Gauguin sans avoir trop d’informations. Cependant, les commentaires, qui restent judicieux, mériteraient d’être complétés de sources ou d’autres indications pour le lecteur, car il reste ici dans le superficiel. Un vrai « fan » de Gauguin aurait sans doute fait une étude plus approfondie de son peintre favori !

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Un bref récit de la Vie de Paul Gauguin aux îles Marquises…

Regard éloigné est un blog tenu par un auteur inconnu. Il s’agit d’un blog dédié à la culture et à l’anthropologie, créé en 2006. Il contient de nombreux articles concernant l’anthropologie, l’archéologie, l’Art forts riches et documentés.

La page d’accueil d’apparence extrêmement simple contient 4 onglets « accueil », « archives » (qui permet de retrouver les articles classés par mois et année d’édition ainsi que par catégories telles que « actualité », « Afrique » ou « anthropologie »), « profil » (malheureusement non renseigné) et « s’abonner ».

Ainsi un article du 11 décembre 2010 intitulé « Mourir aux marquises ! » Paul Gauguin et le primitivisme, nous amène directement à notre sujet de prédilection qui est –rappelons le- Paul Gauguin et le Primitivisme.

Au premier abord l’article est richement illustré de cartes, de reproductions d’œuvres, de documents et de lettres. Il contient aussi de nombreuses citations. Cela permet une approche fort enrichissante et attrayante.

L’article raconte l’arrivée de Gauguin à Atuona, ville de l’île marquisienne d’Hiva Oa le 16 septembre 1901 (réputée la terre la plus lointaine d’un archipel composé de 9 îles qui fut découvert par les Européens à la fin du XVIème siècle). L’auteur nous fait alors une description géographique et historique de l’île. Nous découvrons ainsi que depuis sa colonisation la démographie de l’île ne cessait de chuter en raisons des épidémies et de l’instabilité politique dont elle est la cause. L’île passe ainsi de 90 000 habitants à 4000 au moment de l’arrivée de Gauguin.  Cependant, cette île était encore considérée comme un territoire « inaltéré » et Gauguin espérait y rencontrer une culture qui concordat plus exactement avec ses rêves tahitiens tel qu’il l’écrit à son ami Daniel de Monfreid.

Il s’installe dans le village d’Atuana et y achète un terrain auprès de la mission catholique locale qui possédait toute l’île. Il y fit construire sa dernière case, « la maison du jouir ». L’artiste la décorera de panneaux de bois sculptés et peints, reprenant de nombreux motifs déjà utilisés dans ses tableaux et sculptures. Il s’installe avec Marie Rosé Vascho, jeune vahiné de 14 ans qui met au monde une fille, Tahiatikao mata. D’après le témoignage du pasteur Vernier, missionnaire de l’Eglise réformée d’Atuoana, Gauguin aimait sa vie dans la colonie et y était intégré. Bien que malade et au prise avec la gendarmerie, il réussit à peindre, écrire, dessiner, sculpter et à créer quelques chefs d’œuvres.

A la fin de son second séjour tahitien, Gauguin avait adopté un mode de vie résolument occidental et c’était bien inséré dans la communauté européenne de Tahiti. Le sort des indigènes ne l’intéressait pas. Il en va autrement lors de son séjour aux Marquises : pour la première fois il sympathise avec des locaux et créé de véritables liens d’amitié avec eux.

Il y sera ainsi très productif surtout si l’on tient compte de la dégradation de son état de santé et du temps que va lui prendre une guerilla contre le pouvoir civil (composée d’un gendarme) et religieux (un prêtre et un évêque). Il rédigera ainsi 13 manuscrits dont l’Esprit moderne et le catholicisme (1902), pamphlet contre l’église catholique, influencé par le bouddhisme et la théosophie. Mais aussi Racontars de rapins en 1902 qui traite surtout d’Art et d’esthétique. La raison pour laquelle il rédige autant de texte est que son état de santé l’empêche de peindre longuement. En effet il souffre des yeux et des jambes ce qui l’empêche d’exercer son activité. De plus, ces ouvrages manifestent surtout le besoin d’affirmer par l’écriture sa présence à Paris pour expliquer et légitimer sa démarche et son œuvre.

Mais c’est à la sculpture que Gauguin recourt de préférence pour formuler ses considérations et ses revendications sociales. Père Paillard et Thérèse, couple de statut scandaleux en sont un ironique exemple (Ils illustrent une critique envers l’évêque Martin et ses aventures en réponse à ses attaques sur la dite liberté sexuelle de Gauguin).

Cependant, l’ouvrage de sculpture le plus important qu’il réalise aux Marquises reste l’encadrement de porte sculptée et peint qu’il exécuta pour sa « Maison du Jouir » qui représente un ensemble des plus ambitieux. Ainsi, les mots « Maison du Jouir » étaient gravés sur le linteau surmontant la porte aujourd’ hui disparue. Au dessus se trouvaient des motifs ornementaux représentant des fleurs et des fruits. Sur les montants de chambranle, se trouvaient également deux nus féminins. En dessous, deux inscriptions gravées sur chacun des soubassements clamaient « Soyez amoureuses, vous serez heureuses » et « Soyez mystérieuses ».

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Paul Gauguin, Soyez mystérieuses, bas relief en bois de Tilleul polychrome, H. 73 ; L. 95 ; P. 5 cm, Musée d’Orsay, Paris.

Ces inscriptions renvoyaient explicitement à des bas reliefs majeurs de 1889 à 90, à des tableaux de 1902, aux gravures et sculptures de 1898-99 et ils peuvent être rattachés aussi à divers monuments passé dont l’artiste s’inspirait. Franchissant cette porte ornée, le visiteur pénétrait dans la chambre- atelier de Gauguin dont les murs, au dire des rares personnes admises étaient couverts d’images pornographiques que l’artiste avait ramené d’Egypte. Plus loin, l’auteur conservait son « musée » de photographies, ses cahiers de notes, ses carnets de croquis et ses dessins qui constituait un matériel dans lequel il puisait en grande partie son inspiration.

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Paul Gauguin, Soyez Amoureuse et vous serez heureuses, entre 1901 et 1902, bas-relief en bois de séquoia gigantea polychrome, H. 0.45 ; L. 2.045 ; P. 0.022 m, Musée d’Orsay, Paris.

Cependant ses tableaux marquisiens se différenciaient de ses œuvres précédents car ils étaient moins bons que ceux de Tahiti selon l’auteur. Gauguin y figurait moins de détails mais reprend plus de motifs et de figures qu’il avait déjà représentés. Malgré le cadre dans lequel il vit et travaille, ses scènes ne montre pas la luxuriance de la végétation de l’île, ne s’inspire pas d’œuvres tahitiennes, de vestiges archéologiques (pourtant nombreux) ou de mythes polynésiens. Son inspiration semble avoir changé et son œuvre est dès lors moins primitive qu’auparavant…

Malgré cela, la religion et la métaphysique restent très présentes dans son œuvre comme le montre sa Nativité ou encore L’Ange, Adam et Eve. Il évoque aussi la religion Mahori dans quelques tableaux.

En parallèle à son activité créatrice, Gauguin se révolte continuellement contre les autorités de l’île. L’évêque n’apprécie pas que Gauguin dissuade sa compagne d’aller à l’école ou encore les fêtes paillardes qu’ il aurait organisé dans sa maison du Jouir en compagnie de nombreux marquisiens. Il n’apprécie pas non plus son amitié avec le pasteur de la mission locale.

La tension semble être à son comble lors de la rentrée scolaire : En effet, Gauguin c’est aperçu qu’on obligeait illégalement les enfants de l’île à se scolariser. Il explique aux parents qu’ils n’y sont pas obligés et la fréquence des inscriptions va baisser. Mais Gauguin s’attira surtout la haine des gendarmes et de l’administration. Il fut en effet accusé de monter les indigènes contre les autorités, de revendiquer trop ouvertement une certaine liberté sexuelle et d’y encourager les marquisiens. La situation se dégrade encore en février 2003 lorsque Gauguin réclame une enquête sur le gendarme de l’île voisine Tahuata, Etienne Guichenay pour avoir été corrompu par des capitaines baleiniers américains. Il est alors poursuivit pour diffamation par l’administration. Le 31 mars 1903 il est alors condamné à 3 mois de prison et 500 francs d’amande.

Durant ces deux années, Gauguin multiplie les lettres de récrimination, les pétitions, les dénonciations de plus en plus furieuses. Mais sa fébrilité et son ton enflammé dans ses protestations semblent indiquer une dérive psychologique. Sa santé ne fait d’ailleurs que s’aggraver depuis décembre 1902 et finira par le mener à une mort solitaire préalablement noyée d’alcool et drogue pour essayer –en vain- de calmer ses douleurs.

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Dans les oeuvres

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À quoi sert Aid’Art ? Selon leur propre présentation sur le site, « Aid’Art s’adresse à tous les passionnés d’art qui souhaitent découvrir des analyses sur des toiles de maîtres. »
On y trouve des descriptions et des analyses d’œuvres de classiques (de Cézanne à Goya en passant par de La Tour)  mais aussi d’artistes contemporains qui cherchent à faire découvrir leur travail. On retrouve facilement Gauguin avec son nom figurant en gros dans le nuage de tags à droite. Même s’il est classé dans la catégorie « symbolistes », de nombreux articles correspondent à sa période primitiviste et s’identifient facilement, grâce à la reproduction en grand des œuvres et leur cartel précis.  
Les articles d’Aid’Art offrent à un lecteur amateur d’art mais non spécialiste des descriptions et des analyses des œuvres de Gauguin, et peuvent servir d’introduction pour se plonger dans l’univers du peintre. Les commentaires d’œuvres sont, selon les articles, iconographiques et iconologiques, par une analyse symboliste d’éléments du tableau, mais aussi techniques, en insistant sur un composant tel que la couleur (comme par exemple dans Femme à l’éventail de 1902).
Les textes comportent des références précises à des écrits d’auteurs, en citant les sources, pour appuyer le commentaire. La plupart ont d’ailleurs été rédigés par des professeurs d’histoire de l’art.
Malgré la bonne qualité des articles, certains peuvent semer le doute quant à la fiabilité des propos si aucune source n’est citée, et tous les textes ont été publiés par un mystérieux « Vincent » sur lequel l’internaute n’a pas d’informations.
Toujours est-il que les analyses d’œuvres de la période primitiviste de Gauguin sont intéressantes et éclairantes, et la qualité de reproduction d’images très bonne. On y retrouve également un article concernant le Christ Jaune, toile emblématique du basculement du style de Gauguin vers l’art primitif.
Aid’Art s’avère fort utile, bien qu’il reste dans le général, et peut donner de nombreuses pistes pour se livrer à une étude plus approfondie des œuvres primitives de Gauguin.

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Histoire d’Art, un blog à visée pédagogique

Fanny Lechevallier Lafon est diplômée de l’école nationale des Beaux-Arts  et professeur indépendant d’Art plastique. Elle tient un blog intitulé Histoire d’Art, d’aide à la préparation du brevet d’histoire des arts, en réalisant des fiches relatives aux artistes, des analyses d’oeuvres ainsi qu’une chronologie.

Son blog est d’une approche agréable et facile car elle propose une page d’accueil contenant des actualités et une sélection de fiches existantes (en colonne de gauche). En haut à gauche, se trouve un moteur de recherche. Cependant il semblerait que les tags n’aient pas été rigoureusement ajoutés car il est difficile de retrouver un article ne figurant pas en page d’accueil.

Dans sa fiche dédiée à Gauguin, elle résume brièvement sa vie, ainsi que la naissance du synthétisme, courant initié par le peintre. Un point positif est que l’auteur prend le temps de définir clairement le courant en deux lignes, ce qui est rarement le cas. Cela apporte plus de clarté notamment pour les « néophytes » en quête de savoir…

Elle présente ensuite le l’Autoportrait au Christ jaune : on découvre ainsi que cette oeuvre est un triple autoportrait du peintre puisqu’il s’est représenté au premier plan, ainsi que dans la figure du Christ et dans le pot à tabac situé à droite de la toile. Elle nous explique ensuite en quoi ce tableau est symbolique et rattaché au courant du Synthétisme.

Ainsi, même s’il n’aborde pas directement le thème du primitivisme, ce site est d’un grand intérêt car il nous présente de manière précise et accessible l’Autoportrait au Christ jaune évoquant le Christ Jaune. Cette dernière oeuvre est connue pour être le début de la réflexion de Gauguin envers ce mouvement. Il est donc important de la connaitre ainsi que ses variantes.

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Le primitivisme au delà de Gauguin…

Présentation du primitivisme

Detambel

Ayant déjà abordé Gauguin et sa vie dans les îles, il convient de nous intéresser au mouvement du primitivisme afin de mieux comprendre le rôle de Gauguin en son sein. Outre les articles encyclopédiques, certains sites ou blogs nous permettent d’avoir une nouvelle approche du sujet, plus critique. Ainsi, le site proche du blog de Régine Detambel, propose une approche transversale du primitivisme, présentant ses différents acteurs et précisant l’importance de Gauguin en son sein.

Nous présenterons d’abord ce site de façon formelle puis nous nous attacherons à son contenu.

D’abord, celui-ci se présente clairement grâce à une page d’accueil simple et à un menu présenté dans une colonne de gauche contenant 3 rubriques « écrire », « animer », « étudier ». Dans chaque rubrique, des onglets comme « essais », « conférence » ou encore « critique » nous permettent d’en savoir plus sur le travail de l’auteur. En effet, il est ainsi possible d’avoir accès à des documents tels que des vidéos, des post cast d’émission et des critiques de l’auteur. Ce blog a donc le mérite d’être clair, interactif et fonctionnel malgré le fait qu’il soit peu esthétique.

Mais il a également fallut s’interroger sur l’auteur pour pouvoir justifier la crédibilité de son propos… Ainsi une rubrique est destinée à sa présentation ce qui permet de donner plus de transparence à cette source. Régine Detambel est auteur depuis 1990 d’une œuvre littéraire publiée essentiellement chez Julliard, au Seuil et chez Gallimard. Elle a aussi été nommée chevalier des Arts et des lettres, lauréate du prix Anna de Noailles de l’Académie française et titulaire du prix Magdeleine-Cluzel pour l’ensemble de son œuvre. Ainsi, la multitude des prix dont elle a été récompensée peut laisser penser que ses publications sont fiables.

L’article en lui-même défini d’abord le primitivisme rapidement et en donne la genèse : Il nous explique que vers 1900 des artistes occidentaux s’intéressèrent fortement à des œuvres venues d’Afrique ou du Pacifique. Il raconte aussi le premier contact de cet art avec les artistes. Picasso et Matisse virent pour la première fois des statuettes africaines dans l’atelier de Derain vers 1905-1907. Derain avait été marqué par la visite en 1905 du « Musée nègre » de Londres (la collection ethnographique du British Museum) et cette vogue fut préparée par tout un mouvement ethnologique. Cela correspond à un véritable engouement en Europe à partir du XIXème siècle et se manifeste notamment pas le nombre croissant d’ouvertures de musées qui lui sont dédiés.

On peut ainsi lire que le primitivisme correspond à « la nostalgie éprouvée pour l’innocence d’un paradis perdu joint à l’insatisfaction manifeste, face à la civilisation occidentale » notamment de Paul Gauguin qui fut l’un des principaux initiateurs du primitivisme et l’un de ses fervents défenseurs. L’article revient aussi sur le grand rôle joué par le développement de la photographie comme modalité de représentations des arts japonais et du Pacifique dont s’inspirera l’artiste. Il s’agit donc d’un emprunt à ces arts primitifs.

L’article relate également de la tentative de l’historien de l’Art Robert Goldwater d’établir une typologie des différentes formes de primitivisme portées par les avants gardes dans son ouvrage Primitivism in modern Painting dès 1930. Ainsi, du « primitivisme romantique », édénique de Gauguin et des fauves qui aurait précédé en Allemagne le « primitivisme affectif » du mouvement die Brucke. Au primitivisme intellectuel de Picasso, s’oppose le primitivisme du subconscient du Douanier Rousseau, Paul Klee, Joan Miro ou Jean Dubuffet.

Mais l’auteur nous explique aussi la chute de ce mouvement : étant indissociablement lié à l’époque coloniale, il n’aura pas survécu au mouvement de décolonisation et à la mise à nu de ses idéologies.

Enfin, l’auteur donne une seconde définition du primitivisme entant que fascination pour les origines de l’Art et la lassitude des beautés classiques qui permettent la préférence donnée à des artistes ou à des époques dont l’Art était jusqu’ alors jugé archaïque. Ainsi, malgré le fait que cet article soit une présentation assez générale du primitivisme, il a pour intérêt de nous donner une idée plus précise de l’importance de Gauguin dans ce mouvement.

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