Présentation

Aujourd’hui, l’histoire de l’art quitte peu à peu son statut de discipline universitaire mineure et s’impose progressivement au sein de divers domaines. En effet, on remarque (depuis quelques années déjà) que l’histoire de l’art se glisse dans notre quotidien de manière à se rendre plus « abordable » auprès de tous publics confondus. Plus clairement, cela donne :

– Une intégration récente de la matière dans l’enseignement secondaire, avec la possibilité de pratiquer l’histoire de l’art dès le lycée sous forme d’option…

– De nombreuses maisons d’édition à l’origine de publications d’ouvrages spécialisés, qui s’adressent au plus grand spécialiste, à l’amateur ou au curieux, sans oublier les collections conçues pour les enfants…

– Des émissions télévisées ou radio, relativement variées, qui mettent en scène la discipline et qui fournissent des contenus plus ou moins copieux… mais l’accroche est là !

– Des ressources numériques qui ne cessent de se multiplier via l’outil internet : des sites de musées, d’instituts et de galeries, des publications universitaires, des blogs…

Et c’est ici, sur ce dernier point, que nous intervenons : rechercher, parcourir, sélectionner, exploiter, critiquer, commenter des ressources numériques en lien avec notre discipline… Nous travaillons sur ce type de documents numériques afin d’explorer et de comprendre l’Histoire de l’Art, mais aussi dans le but de participer à son évolution en tant que discipline diffusée et accessible.

Le blog que nous réalisons tentera de répondre, au travers de ressources que nous aurons choisies, à la problématique suivante :

Pour quelles raisons Paul Gauguin (1848-1903), célèbre peintre et sculpteur français, est considéré comme « chef de file » de ce que l’on appelle aujourd’hui le Primitivisme ?

Par Primitivisme, dans le champ de l’histoire de l’art, on entend l’ensemble des regards que les artistes occidentaux de la seconde moitié du XIXème siècle ont commencé à porter sur les arts de peuples dits « primitifs ». En somme, il s’agit de l’intérêt que ces artistes ont eu pour les productions artistiques autres qu’occidentales, et leurs réactions à leur égard. Cette tendance, également présente en littérature, est relativement courte d’un point de vue chronologique, car s’étend seulement de la fin du XIXème siècle jusqu’au début du siècle suivant.

Gauguin, tant par son intérêt pour les arts de l’Afrique et de l’Océanie que par sa capacité remarquable à avoir vu en eux des enjeux artistiques et culturels nouveaux, était l’un d’entre eux, voire même le précurseur en la matière. Collectionnant des œuvres « primitives », il prétend rapidement s’en inspirer dans l’espoir de renouveler l’art occidental. Voici donc un aspect majeur de la modernité artistique à cette époque, et encore plus particulièrement du personnage auquel nous nous intéressons ici. Lui et quelques autres artistes tels que Picasso, Derain ou Matisse, ont découvert qu’il y avait un dialogue possible, une richesse, une véritable fécondité dans ces formes d’art. Ainsi, ils sont les premiers à mettre en évidence l’intérêt des œuvres de ces sociétés considérées comme primitives et qui, jusqu’alors, avaient totalement été déconsidérées.

Quand bien même les critiques au sujet de tels objets se faisaient fort virulentes (« art rudimentaire, enfant et barbare, naïf et effroyable », « archaïsme », « grossièreté »…), Gauguin parvint à se détacher de ce cadre limité d’évaluation pour transformer, de manière radicale, les durs jugements qui leur étaient portés. C’est dans cette prise de position en totale rupture avec le reste de sa propre société, que l’artiste affirme et exploite ouvertement leurs qualités et caractéristiques originaires, sauvages et par conséquent esthétiques.

L’objectif de notre travail sera donc de comprendre comment Gauguin s’est placé à la tête de ce renouvellement des arts, quels évènements et quels traits de sa personnalité l’ont conduit sur cette voie de la différence et de la nouveauté, le menant ainsi à un ressourcement total de la peinture, mais pas seulement… Comment est-il parvenu à clore les simples recherches d’exotisme de l’art occidental, pour finalement asseoir ces univers étrangers comme de nouvelles sources d’inspiration et de modèles… Et pour cela, nous articulerons nos recherches autour de trois axes principaux :

–          Les premiers pas de Gauguin vers une marginalité sociale et artistique

–          Sa vie, son art au sein de cultures et territoires « primitifs »

–          L’apport du primitivisme de Gauguin dans l’art moderne

En espérant que nos travaux rendront service à quelques-uns d’entre vous, qu’ils intéresseront et feront découvrir une nouvelle manière d’aborder l’artiste à d’autres !

Nous vous souhaitons de belles lectures et navigations,

Emma, Colette & Mélissa

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